Seaside, United States
Après deux bus (eh oui, on peut finalement faire deux-trois trucs sans voiture !), me voilà de nouveau sur la côte orégonienne. Cette fois-ci en compagnie de mon sac à dos et des gens dans ma tête.
Journée assez grise. Le plan initial était d'aller flâner à Cannon beach, ZE place to be dans le coin, mais les tenanciers m'ont donné les horaires de bus de la semaine... Sans internet et sans bus, j'ai donc d'abord marché le long de la longue plage un petit moment. Ça sentait le feu de bois, c'était très chaleureux. Le sable était gris, c'était surprenant. C'est un lieu assez venté, il y avait pleins de familles et groupes d'amis avec de superbes cerf-volants, de toutes les tailles et formes imaginables. Ça cassait la grisaille. Au sol, d'innombrables "sand dollars" ; des carcasses d'animaux marins qui ressemblent à des oursons plats. J'étais surprise d'en trouver ici, et en telle quantité car on en trouve aux Antilles, et donc sous un climat un poil différent d'ici (cela dit, il y a des oursins en Bretagne comme aux Antilles, donc bon, il va falloir trouver un truc pour rebrancher les neurones de la biologiste en herbe). Aux Antilles aussi, ils servaient de monnaie, mais maintenant il n'y en a quasiment plus.
Il y avait aussi beaucoup de bois flotté, mais american-size svp. Autrement dit, des troncs flottés. Certains étaient aménagés de manière à former un cercle ou une barricade pour le vent, ou encore pour s'abriter du soleil (il faut être confiant). Au sein eldes cercles/U il y avait souvent des restes de feu de camp.
En cherchant le bus, je me suis faite happée par le flot de vacanciers vers la zone comerciale de la ville. J'y ai déniché une super bouquinerie-papeterie avec des livres soit écrits par des locaux, soit qui parlent de cette partie de la côte. Sinon, j'ai enfin trouvé un t-shirt qui me plaît et me va (et un sweat!) ! Et puis... Il fallait que je le fasse une fois dans ma vie, j'ai testé une machine digne des fêtes foraines pour attraper une peluche bulbizar. Évidemment, par volonté de ne pas charger inutilement mon sac à dos, je ne l'ai pas attrapée.
J'ai voulu pousser jusqu'à la pointe Tilamook, et passer par les anciens salins, mais il s'est mis à pleuvoir et je n'avais pas de quoi couvrir mon appareil photo, je suis rentrée. L'auberge était vieillotte mais propre et confortable. La confirmation du dortoir était une première pour moi, car au lieu de lits superposés, nous étions dans des "pods". Autrement dit, les lits étaient dans des alcoves, perpendiculaires au mur (sur un étage). Une fois dedans, on tire le rideau d'un petit mètre carré et il fait nuit. On s'y sent chez soi, ça fait une cabane, c'est trop chouette ! C'était largement assez haut pour se tenir assise.
Quelq'un regardait beetlejuice 2 dans un des salons, et il y avait des boissons chaudes à volonté, ainsi que de la nourriture gratuite (mmmm du beurre de cacahuète et du fromage blanc). 5 étoiles !
Cannon Beach, United States
Petite (longue) trempette et sieste au soleil sur cette magnifique plage. La journée commençait bien grise, mais mes coups de soleil racontent la suite.
J'ai pris le bus de l'auberge de jeunesse de Seaside jusqu'à la plage, heureusement que je ne l'ai pas fait en rando car la pointe de Tilamook est en fait suivie d'une ou deux autres ! Et c'était déjà 35min de bus (au lieu de 15 selon foogle maps).
J'ai voulu grimper les orgues basaltiques pour mieux voir les oiseaux perchés sur un autre gros caillou, trop loin pour nos petits yeux et bras d'humains. Je n'ai pas mieux vu le caillou, cependant j'ai assisté à ce qui semblait été la toute première leçon de vol d'un Huîtrier de Bachman (cf photo). Il y avait un petit et deux adultes. Si wikipédia dit wrait, il se peut que ce soient les deux parents. Bon, j'ai dû leur faire peur car ils ont fini par aller à l'abri des regards.
Hormis ces trois stars, pleins d'oiseaux, mais je me suis tout de même débrouillée pour louper la saison des macareux (à deux semaines près !)... Championne. Ils nichent environ 100j/an à partir d'avril sur les gros cailloux (cf photos ; Haystack rrock) et le reste de l'année ils sont en mer... Moi qui adore ces beux oiseux*.
Il y a une réserve où j'avais prévu de faire une rando, mais je me suis endormie sur la plage, donc j'ai des souvenirs plus matériels que prévus (coups de soleil).
Le bon côté d'ici, culinairement parlant, c'est que si tu arrives à 16h, ce n'est pas bizarre du tout de demander un repas. En effet, À 16h, 'ai mangé des fruits de mer en bord de plage. Enfin, j'ai cherché des palourdes dans un bouillon crémeux, mais je me les ai pas trouvées... Par contre il y avait pleins de petites crevettes roses! La bonne idée américaine : en guise de bol, un pain-boule. Évidemment, pain digne d'une boulangerie française (de Carrefour, donc bon).
En attendant le bus, j'ai mangé le meilleur s'mores de ma vie.
Je ne sais pas si c'est volontaire, mais j'ai vu de beaux lapins au poil soyeux qui broutaient la pelouse des hôtels... Tondeuses à gazon rentables? Peut-être pour Instagram.
J'ai aussi vu des femelles "elk" (wapiti) ! En bord de route, tranquille. C'est un peu comme une grosse biche avec une tête de vache. J'ai un peu beugué en voyant les premiers. Plus tard, j'ai demandé à un couple de nommer un spécimen qui traversait la route, et voilà, ce sont des wapitis.
C'était une journée très agréable et ça faisait longtemps que j'avais glandé à la plage, ou même sans téléphone, ça fait du bien.
*Un macaron, c'est bon, un macareux, c'est beux. (Rires) (Autres que les miens)